François Mitterrand est à l’Elysée depuis maintenant un an. C’est entre le 14 juillet 1982 et le 14 juillet 1984 que se déroule le dernier tome de la trilogie, les deux premiers tomes étant Bleus Blancs Rouges et L’étendard sanglant est levé.
A l’immense espoir des premiers mois de la présidence se succède l’énorme colère engendrée par le tournant vers une politique libérale de rigueur. Dans les coulisses du pouvoir et dans l’appareil policier l’arrivée de nouvelles têtes n’a au final pas changé grand chose. Les cadres issus des précédents gouvernements de droite ont été extraits de leurs placards et ont pour la plupart ont été promus à de nouvelles responsabilités.
Nos anciens barbouzes opèrent toujours, avec une nouvelle couverture, l’ancienne (le SAC gaulliste) ayant été dissoute. Nationalistes et voyous corses ont vite repris du service : nuits bleues, braquages et règlements de compte étant légion. Le monde de la nuit et des jeux est toujours sous l’emprise du grand banditisme et des mercenaires reconvertis.
Aussi nos protagonistes rencontrés dans les précédents volumes poursuivent leurs parcours semés d’embûches. La seule différence avec l’époque passée consiste à composer avec de nouveaux chefs se nommant François de Grossouvre, le couple Prouteau / Barril, Gaston Defferre sans oublier le Président lui même, pour n’en citer que quelques uns.
Roman noir, policier, social, historique, la trilogie de Benjamin Dierstien coche toutes ces cases. Loin des clichés sur l’insouciance et la joie des années 1980 souvent mises en avant dans les médias, l’auteur nous rappelle qu’elles sont aussi celles des attentats à répétition, de la désindustrialisation effrénée, du sida et bien sûr et toujours des intrigues de palais.
Notice de l’éditeur
Juillet 1982. Les attentats à répétition opérés par Carlos et les services syriens sur le sol français poussent François Mitterrand à s’entourer d’une cellule anti-terroriste composée des plus fins limiers du GIGN, de la PJ et des RG.
L’inspectrice Jacquie Lienard va profiter de cette opportunité pour grimper dans la hiérarchie auprès de l’Élysée et s’assurer une place de choix au sein de la lutte contre les groupuscules pro-palestiniens, Action directe et le FLNC. Tout comme Marco Paolini depuis la DST et Robert Vauthier depuis la DGSE, elle traque une ancienne moudjahida du FLN qui répond au nom de Khadidja Ben Bouazza et qui n’est autre que la supérieure directe de l’ex-policier Jean-Louis Gourvennec, devenu convoyeur d’explosifs pour l’extrême gauche révolutionnaire.
Au gré des scandales qui secouent la Mitterrandie, des crises successives au sein de Beauvau et de la montée fulgurante de l’extrême droite, tous se dirigent vers un seul point de mire qui leur permettra enfin de découvrir la vérité sur Geronimo et Khadidja Ben Bouazza : Beyrouth. Ce chemin de croix sera aussi celui de la perte de leurs dernières illusions.
Le troisième tome d’une saga historique entre satire politique, roman noir et tragédie mondaine, dont les personnages secondaires ont pour nom François Mitterrand, Christian Prouteau, Paul Barril, Charles Pasqua, Gaston Defferre, Jean-Marie Le Pen, Alain Orsoni, Carlos et Jacques Vergès.