Si le sous-préfet adjoint Paolo Nigra ne se prend pas pour Dieu - impossible d’ailleurs il est agnostique - il est certain qu’il s’octroie le rôle d’Hercule Poirot. À tel point qu’il pourrait rivaliser comme acteur avec son compagnon Rocco, commissaire à l’écran dans une célèbre série télévisée.
Le ton est donné dès les premières pages. Humour, intrigue à l’Agatha Christie et forcément sacrilèges à foison, le meurtre ayant lieu dans une église et l’arme du crime soupçonnée n’étant rien de moins que la divine hostie.
Les écarts de langage et de situation sont nombreux et pleinement assumés. Les auteurs jouent avec nous, lecteurs de polars, en mettant en scène comme principaux suspects les membres d’un club de lecture de…. polars !
L’atmosphère italienne, tout du moins génoise, se reflète parfaitement. Ne manque que l’accent chantant, difficile à traduire, mais qu’il est indispensable d’imaginer pour profiter pleinement du roman.
Un beau rayon de soleil dans le sombre monde du polar.
Notice de l’éditeur
Un dimanche matin d’été, dans une église du centre historique de Gênes. Alors que les fidèles reçoivent la communion, le professeur Sergio Bruzzone tombe raide mort après avoir pris l’hostie. Tout indique qu’il a été empoisonné. La victime, pas vraiment regrettée, appartenait à un club de retraités, amis de longue date et passionnés de polars, qui tous peuvent l’avoir assassiné. Tout se complique lorsque les médias conservateurs assurent qu’on tente en réalité de viser les chrétiens.
Le sous-préfet adjoint Paolo Nigra devra lutter contre les assauts d’une droite italienne hostile aux immigrés et aux homosexuels pour déjouer les pièges d’une énigme à la Agatha Christie en fouillant dans les secrets de retraités pas si tranquilles.