Caniche, schnauzer, terrier de Boston, bull terrier, berger allemand, beagle… il y en a 39 comme ça. 39 races de chiens qui scrutent ou qui surgissent dans le champ de vision de Daniel Pabst, détective adjoint stagiaire.
Construit par plan, à la manière d’un scénario de film (avec son générique de fin), Sébastien GENDRON se lâche et lance ses piques dans ce polar décalé. L’intrigue ne constitue que le fil rouge de l’histoire, sachant que celle-ci s’organise autour des vies d’un vieux garçon en rupture de cordon, de celles d’enquêteurs « pro » désabusés et plus largement d’une agence de détectives en permanence sur le déclin. Le décor ? Celui de nos provinces constituées de bourgs sans âme, de lotissements déshumanisés et de gares de campagne fermées dans lesquelles un train s’arrête encore parfois de temps en temps. Ouf, peut être encore un peu d’espoir.
Souriez, vous êtes filmés ! À lire à la plage ou ailleurs après une dure année de dur labeur en n’en profitant pour parfaire ses connaissances en matière de races canines.
Notice de l’éditeur
Daniel Pabst, quadragénaire vieux garçon fraîchement viré de chez sa mère, est embauché comme détective stagiaire. Dès son premier jour dans la vieillissante agence Borotra, il assiste à un très étrange échange de mallettes dans le bureau même du directeur. Dès lors, Daniel Pabst se jure de faire toute la lumière sur cette affaire. Quitte à affronter les pires dangers, notamment cette bizarre ribambelle de chiens qui guette.
Apothéose grinçante du Grand livre des animaux, Chiens prouve que Sébastien Gendron manie le cynisme avec la précision d’un scalpel.