les maisons parachutees
Exit la banlieue parisienne, direction la province ! A la suite du départ de l’auteur de la Seine-Saint-Denis, le cadre de ce nouveau roman se fait plus bucolique, en tout cas si l’on fait abstraction du complexe industriel d’Imphy, dans la Nièvre.

En 1952 la guerre de 1939-1945 hante encore tous les esprits. Aussi quand les corps de trois anciens combattants du maquis des Essarts sont découverts, les pistes pour retrouver les auteurs de ce massacre sont nombreuses. Collaborationnistes, règlements de comptes entre anciens déportés, luttes fratricides, banditisme ? C’est dans une véritable quête que se lance l’inspecteur Philippe Orbec, fils d’un commissaire de Nevers au passé controversé. Physiquement il devra parcourir une bonne partie de la France et, psychologiquement, il voyagera de l’Autriche à l’Espagne en passant par l’Allemagne et l’Italie.

Le lecteur prendra part à son périple. Didier DAENINCKX nous dévoile au travers de Philippe Orbec quelques dessous de notre histoire que ce soit celle des maquis français, de la guerre d’Espagne, des rescapés du camp de concentration de Mauthausen ou des banlieues rouges.

Toutes ces références n’alourdissent jamais la lecture des Maisons parachutées. Titre mystérieux dont le sens est à décrypter… à l’intérieur.

Notice de l’éditeur

En 1952, à Nevers, l’inspecteur Philippe Orbec est chargé d’une enquête qui concerne trois cadavres retrouvés dans un chantier de reconstruction. Orbec, fils d’un policier injustement abattu par la Résistance, va suivre le fil de son enquête, qui le mènera à Mauthausen, ou plus exactement à Redl-Zipf, une annexe du camp d’extermination par le travail. Les trois hommes, liés à des faussaires de grand talent, ont côtoyé à Redl-Zipf un commando juif très spécial, dont le travail consistait à fabriquer de faux billets américains et anglais destinés à déstabiliser les économies alliées. Une partie de ces billets ont circulé en France après la Libération, et Orbec se demande s’ils n’ont pas été détournés par des pseudo-résistants qui ont à cette occasion amassé des fortunes et bâti de belles résidences surnommées depuis « les maisons parachutées ».
Ce roman de Didier Daeninckx, formidablement documenté et en partie inspiré de l’histoire de sa famille, éclaire d’un jour singulier des opérations secrètes menées par les nazis à partir de camps de concentration et certains aspects méconnus de l’immédiate après-guerre, comme le rôle des savants du IIIᵉ Reich dans la reconstruction de l’aviation et dans le développement de la balistique et du nucléaire.