Les sept robes

les sept robesIl y a des livres qui vous laissent une impression mitigée. Les sept robes font partie de ceux-là.

L’histoire possède tout pour accrocher : un pied dans l’actualité récente avec les émeutes provoquées par la mort de Nahël en 2023, un couple étonnant composé d’un dealer de drogue et d’une journaliste d’un quotidien local, le déroulement d’un mariage maghrébin.

Ce n’est qu’à la fin du récit que le manque d’équilibre entre ces composantes se révèle. Le mariage est parfaitement décrit ; les tensions entre les petits trafiquants concurrents sont bien rendues ; les lecteurs résidants dans un bloc HLM retrouveront sans peine l’atmosphère régnant dans cette cité délaissée typique des ensembles excentrés construits dans les années 1960-1970.
Mais la jeune journaliste, pleine de projets d’avenir et d’ambition occupe vraiment trop peu d'espace. Son rôle, son travail de reporter lanceuse d'alerte dans cette ville de province mériteraient d'être plus développés.

Malgré ces remarques Les sept robes trouvent toute leur place au sein du monde du polar social. Il fournit, en plus de l’intrigue elle-même, un regard différent et original sur la vie dans ces quartiers faussement qualifiés par l’administration comme prioritaires.

Notice de l’éditeur

Lounès et Léa se marient alors que des émeutes secouent le pays au lendemain de la mort de Nahel Merzouk, abattu par un policier à Nanterre. Durant ces trois jours de fête respectant la tradition musulmane, la famille se réunit au coeur de la place carrée, dans la maison de quartier transformée en salle de réception somptueuse ; dehors, la fumée des barricades monte et le son des youyous se mêle à celui des mortiers d'artifice. Journaliste pour le quotidien local, Léa a déterré une affaire brûlante, tandis que Lounès doit défendre son territoire de dealer. Les mariés vont s'unir pendant ce week-end explosif, caniculaire, et de plus en plus étouffant. Trois jours, trois actes d'une tragédie au terme de laquelle le destin n'épargnera personne.