L’ombre portée

L'ombre portéeDans sa froide petite préfecture de l’Est de la France l’inspecteur Claude Schneider se retrouve confronté à une nouvelle enquête suite à l’incendie d’un entrepôt abandonné.

Toujours mutique, toujours et à jamais traumatisé par la guerre d’Algérie, c’est avec son détachement cachant souvent une colère violente qu’il affrontera pour résoudre cette affaire hiérarchie policière et notables.

De son écriture riche Hugues PAGAN, dans la veine de ses précédents romans, décrit ces années « fin de siècle » où les signes distinctifs de cette province résident dans la possession d’une Jaguar ou d’une Alfa Romeo, en lieu et place d’une Renault, d’une Peugeot ou d’une Citroën. Dans le café du coin on se distingue en commandant un verre de gin ou de whisky à la place d'une chope de bière ou d'un ballon de rouge.

Au détour d’une page les références à quelques auteurs appréciés d’Hugues PAGAN se dévoilent. On voit ainsi apparaître subitement "l’aîné des Ferchaux" (Simenon) dans un interrogatoire ou une phrase du poème de Rudyard Kipling ("Tu seras un homme mon fils").

L'ombre portée se classe parmi les polars "à l'ancienne". Les personnages et l'atmosphère de cette ville s'imbriquent pour se confondre : la grisaille des rues s'incruste dans les caractères et dans les actions de la population. Dans ce contexte se raccrocher uniquement aux faits s'avère souvent une gageure pour le groupe de la police criminelle, cerné par les mensonges et les non dits des personnes interrogées. Seule une pointe d'ésotérisme écartera Schneider de son puissant matérialisme, dernier refuge pour tenter d’accepter l’inexplicable.

Notice de l'éditeur

L’inspecteur principal Claude Schneider et son groupe viennent d’être appelés sur un incendie: une ancienne menuiserie a été réduite en cendres. Les premières constatations révèlent la présence de trois corps calcinés, trois clochards qui avaient trouvé refuge dans le sous-sol. Très vite l’origine criminelle est confirmée et la police ne tarde pas à recevoir le témoignage d’un maçon qui dit avoir été contacté pour allumer l’incendie. Le début d’une enquête où Schneider aura souvent l’impression de rencontrer le diable.